Mémoires d'immigré Songtext
von Bakar
Mémoires d'immigré Songtext
C′est toi qui la connais l'histoire!
Je me souviendrai toute ma vie en venant
En venant en France en prenant le bateau
Quand vous entendez la sirène du bateau résonner
Toutes les familles, même si ils n′ont pas un de
Leurs enfants qui prenait le bateau qui partait
Vous les voyez les larmes aux yeux qui pleurent parce que
Ils savent qu'ils vont partir vers un autre destin vous savez
Mémoire d'immigrés au goût d′amertume
Départ du pays en quête de fortune
Le cœur à la main prêt à tout reconstruire
Pour effacer la misère d′hier à coups d'avenir
Le port c′est la porte pour une nouvelle vie
Pour l'Occident et son modernisme qui nous fait envie
Paillement sur le quai, la photo a jauni
Embarcation miteuse mais au bout une nouvelle vie
En mer ça jette tout ce qui nous rappelle nos différences
On rêve d′être Français pas seulement Arabes de France
Notre migration a commencé vers les années 40
Fallait des mains vaillantes pour reconstruire la France
Arabes et Noirs en première ligne à la Seconde Guerre
Ça vote FN en masse, personne s'rappelle d′hier
Toute façon on sait qu'ici amnésie et délation
Font partie du folklore et des traditions
Alors on m'avait préparé des petites boulettes
Chez nous vous savez les Nord-Africains
On prépare toujours des petites boulettes de viande
Et qu′on met dans l′huile d'olive
Avec des olives dans une petite boîte
Et j′avais un chapeau rouge très chéchéa
Et quand le bateau a quitté le port et s'est éloigné un peu
J′ai jeté mon chapeau parce que je me suis dit
Je ne reviendrai plus en Tunisie, je le pensais
Voilà que leur bateau amarre au port de Marseille
Les voilà en ce-Fran, la liberté dans l'nouvel idel
Plus merveilleux qu′Alice au pays des merveilles
Voilà les rêves d'Ali au pays de l'oseille
On les débarque comme du vulgaire bétail
Ça les choque même pas, leurs ambitions sont tellement d′taille
On les abandonne dans les rues d′la ville
Ils cherchent que des sourires mais
Ne trouvent que des regards hostiles
Seuls et tristes assis dans cette grande gare
Les yeux en pleurs ils sentent flancher leur espoir
Puis ils repensent au pays Maroc, Algérie, Tunisie
Sénégal, Cameroun, Zaïre, Mali
Le départ vers Paris pour les plus courageux
Où les attendent des cabanes sales, installées primitives
Sans eau, sans gaz ils s'réchauffent avec le cœur
Et rêvent d′être digne et souriant malgré la douleur
Mais quand je suis arrivé à Marseille
J'ai vu cette solitude autour de moi
Les gens qui passaient sans vous regarder
Et moi j′étais habitué dans mon pays quand je sors le matin
Je salue les gens, les gens me saluent
J'dis bonjour même si j′les connais pas vous savez
C'est sûr que cette chaleur de Maghreb, de chez nous
Je l'ai pas trouvée ici
Les mois passent, manutentionnaires dans l′industrie automobile
Ils taffent comme des chiens et vivent dans des bidonvilles
Ils apprennent à parler, à écrire comme ils le peuvent
La France s′en foutait, c'était juste de la main d′oeuvre
J'admire votre force, votre courage et votre tendresse
Un beat, un mic et j′viens chanter votre tristesse
Hommes et femmes aux cœurs purs j'vous salem
Honore votre mémoire entre blues et vague à l′âme
Relativisons quand on parle de misère
Ou souvenons-nous c'qu'ont vécu nos pères et nos mères
Devoir d′mémoire pour la génération d′Afrique
Et peu importe ta foutue appartenance ethnique
Après c'morceau t′auras la gorge nouée
C'est pour nos darons et nos daronnes qu′ont le cœur serré
Mémoire d'immigrés, c′est aussi une descendance
Vos enfants vous salem, on a brisé l'silence
Je me souviendrai toute ma vie en venant
En venant en France en prenant le bateau
Quand vous entendez la sirène du bateau résonner
Toutes les familles, même si ils n′ont pas un de
Leurs enfants qui prenait le bateau qui partait
Vous les voyez les larmes aux yeux qui pleurent parce que
Ils savent qu'ils vont partir vers un autre destin vous savez
Mémoire d'immigrés au goût d′amertume
Départ du pays en quête de fortune
Le cœur à la main prêt à tout reconstruire
Pour effacer la misère d′hier à coups d'avenir
Le port c′est la porte pour une nouvelle vie
Pour l'Occident et son modernisme qui nous fait envie
Paillement sur le quai, la photo a jauni
Embarcation miteuse mais au bout une nouvelle vie
En mer ça jette tout ce qui nous rappelle nos différences
On rêve d′être Français pas seulement Arabes de France
Notre migration a commencé vers les années 40
Fallait des mains vaillantes pour reconstruire la France
Arabes et Noirs en première ligne à la Seconde Guerre
Ça vote FN en masse, personne s'rappelle d′hier
Toute façon on sait qu'ici amnésie et délation
Font partie du folklore et des traditions
Alors on m'avait préparé des petites boulettes
Chez nous vous savez les Nord-Africains
On prépare toujours des petites boulettes de viande
Et qu′on met dans l′huile d'olive
Avec des olives dans une petite boîte
Et j′avais un chapeau rouge très chéchéa
Et quand le bateau a quitté le port et s'est éloigné un peu
J′ai jeté mon chapeau parce que je me suis dit
Je ne reviendrai plus en Tunisie, je le pensais
Voilà que leur bateau amarre au port de Marseille
Les voilà en ce-Fran, la liberté dans l'nouvel idel
Plus merveilleux qu′Alice au pays des merveilles
Voilà les rêves d'Ali au pays de l'oseille
On les débarque comme du vulgaire bétail
Ça les choque même pas, leurs ambitions sont tellement d′taille
On les abandonne dans les rues d′la ville
Ils cherchent que des sourires mais
Ne trouvent que des regards hostiles
Seuls et tristes assis dans cette grande gare
Les yeux en pleurs ils sentent flancher leur espoir
Puis ils repensent au pays Maroc, Algérie, Tunisie
Sénégal, Cameroun, Zaïre, Mali
Le départ vers Paris pour les plus courageux
Où les attendent des cabanes sales, installées primitives
Sans eau, sans gaz ils s'réchauffent avec le cœur
Et rêvent d′être digne et souriant malgré la douleur
Mais quand je suis arrivé à Marseille
J'ai vu cette solitude autour de moi
Les gens qui passaient sans vous regarder
Et moi j′étais habitué dans mon pays quand je sors le matin
Je salue les gens, les gens me saluent
J'dis bonjour même si j′les connais pas vous savez
C'est sûr que cette chaleur de Maghreb, de chez nous
Je l'ai pas trouvée ici
Les mois passent, manutentionnaires dans l′industrie automobile
Ils taffent comme des chiens et vivent dans des bidonvilles
Ils apprennent à parler, à écrire comme ils le peuvent
La France s′en foutait, c'était juste de la main d′oeuvre
J'admire votre force, votre courage et votre tendresse
Un beat, un mic et j′viens chanter votre tristesse
Hommes et femmes aux cœurs purs j'vous salem
Honore votre mémoire entre blues et vague à l′âme
Relativisons quand on parle de misère
Ou souvenons-nous c'qu'ont vécu nos pères et nos mères
Devoir d′mémoire pour la génération d′Afrique
Et peu importe ta foutue appartenance ethnique
Après c'morceau t′auras la gorge nouée
C'est pour nos darons et nos daronnes qu′ont le cœur serré
Mémoire d'immigrés, c′est aussi une descendance
Vos enfants vous salem, on a brisé l'silence
Writer(s): Sylvain Couturier, David Bonnefoi, Jamel Mekidiche Lyrics powered by www.musixmatch.com

