Songtexte.com Drucklogo

Malika Songtext
von Quartet Buccal

Malika Songtext

Quand Malika atterrit à Orly
Le cœur battant plein de crainte et d′espérance
Ayant quitté sans retour l'Algérie
Ses chers parents, son village, son enfance
C′était une nuit déchirée par la pluie
Une froide nuit de l'hiver en France
Trébuchant dans l'aéroport sur les escalators
Elle serrait fort ses papiers tout contre son corps

La lumière, la foule, le bruit lui donnaient le tournis
Puis elle le vit, c′était lui son mari


Elle le voyait vraiment pour la première fois
Qu′il était vieux, qu'il avait l′air sérieux
Quand son père au pays lui avait dit "c'est lui ton mari"
Elle n′avait même pas osé lever les yeux
Et la voilà le suivant pas à pas
Au cœur des tours qui retiennent le ciel
Arrivés au cinquième, il dépose son barda
Premier sourire que sa maison est belle
Tout est comme sur la photo contemplée tant de fois
Devant le lit, il ferme ses bras sur elle

Elle reste seule cloîtrée dans son logis
Lorsqu'au chantier tout le jour il travaille
Car si l′on ne sait pas parler comme ici
Il ne faut pas traîner hors de son bercail
Mais un jour n'y tenant plus pas d'ennui
Elle sort, tant pis pour les représailles

Goudron, trottoirs, murs carrelés, vitres, béton armé
Tout se ressemble, la voilà égarée
C′est en sanglots et sans clé au pied d′un escalier
Qu'une femme noire du quartier l′a trouvée
En cheminant derrière ce boubou chatoyant
Qui magicien illumine la cité
Malika découvre des rues, des places, des jeux d'enfants
Et enfin la maison des femmes de la cité


Dans la chaleur des youyous et des chants
Elles se racontent dans sa langue natale
Ces mots traduits réveillent le même sentiment
Et tour à tour chacune se dévoile
D′où qu'elles viennent elles ont traversé le même tourment
Et toutes ensemble elles sont là maintenant

Aujourd′hui Malika attend seule à Orly
Une main posée sur son ventre arrondi
Enfin elle serre dans ses bras sa mère qui vient d'Algérie
Chargée de souvenirs et nouvelles du pays
Trois mois plus tard une petite est née
Et pour la fête les femmes se démènent

Couscous, acras, mafé, pain et la moule, fruits de curinelle
Toutes les odeurs se mêlent dans le quartier
Le père tendrement tient dans ses bras la petite reine
Qui découvre sa communauté
Ces drôles de fées qui dansent, qui rient, qui chantent
Sont ses marraines

Ce sont les femmes, les femmes de la cité

Songtext kommentieren

Log dich ein um einen Eintrag zu schreiben.
Schreibe den ersten Kommentar!

Quiz
Whitney Houston sang „I Will Always Love ...“?

Fans

»Malika« gefällt bisher niemandem.