Les Camions Songtext
von Philippe Clay
Les Camions Songtext
Un dimanche d′hiver j'ouvrirais ma fenêtre
Paris serait désert
Ma rue serait désert
Ça sentirait le gel et dans le petit jour
Il viendrait du lointain comme un bruit de tambour
Et je verrais surgir toute une caravane
De poids lourds de diesel portant mon monogramme
Sur le premier camion dans la bise qui cingle
Je les reconnaîtrais mes nippes et mes fringues
Ma première chemise celle dont on se fout
Uniforme et costume et par-dessus le tout
Le tas de par-dessus où j′ai sué ma vie
Et mon premier smoking et mon dernier habit
Le deuxième camion trimballerait les viandes
Dont je me suis nourri
Tous ces morceaux qui pendent
Sont des bœufs qui meuglaient au cœur des abattoirs
Ces agneaux qui pleuraient devant les égorgeoirs
Même le curé quand il a fait la guerre
Aime bien lui aussi manger de la planquette
Le troisième camion serait immense foudre
Le vin fou que j'ai bu qui met le feu aux poudres
C'est la bière et le gin et c′est n′importe quoi
Qui vous verse le spleen qui fait que l'on est soi
Que l′on oublie un temps sa peine originelle
Et que noir on est blanc comme neige éternelle
Le dernier des camions serait camion de charme
Où seraient à l'étroit des femelles en larmes
Celles qui m′ont aimé mais les a dès qu'à fin
Je verrais briller dans le froid du matin
Les yeux de la Danoise et de la Japonaise
En éclairs bleus turquoise et en lueurs de braises
Alors je descendrai nu-pieds en pyjama
Et sans que l′on me voie je suivrai le convoi
Ma rue s'enfoncerait en un noir souterrain
D'où l′on ne ressort pas et qui ne mène à rien
Deux ou trois jours après vous n′iriez m'en faire part
Ce dimanche serait le jour de mon départ
Paris serait désert
Ma rue serait désert
Ça sentirait le gel et dans le petit jour
Il viendrait du lointain comme un bruit de tambour
Et je verrais surgir toute une caravane
De poids lourds de diesel portant mon monogramme
Sur le premier camion dans la bise qui cingle
Je les reconnaîtrais mes nippes et mes fringues
Ma première chemise celle dont on se fout
Uniforme et costume et par-dessus le tout
Le tas de par-dessus où j′ai sué ma vie
Et mon premier smoking et mon dernier habit
Le deuxième camion trimballerait les viandes
Dont je me suis nourri
Tous ces morceaux qui pendent
Sont des bœufs qui meuglaient au cœur des abattoirs
Ces agneaux qui pleuraient devant les égorgeoirs
Même le curé quand il a fait la guerre
Aime bien lui aussi manger de la planquette
Le troisième camion serait immense foudre
Le vin fou que j'ai bu qui met le feu aux poudres
C'est la bière et le gin et c′est n′importe quoi
Qui vous verse le spleen qui fait que l'on est soi
Que l′on oublie un temps sa peine originelle
Et que noir on est blanc comme neige éternelle
Le dernier des camions serait camion de charme
Où seraient à l'étroit des femelles en larmes
Celles qui m′ont aimé mais les a dès qu'à fin
Je verrais briller dans le froid du matin
Les yeux de la Danoise et de la Japonaise
En éclairs bleus turquoise et en lueurs de braises
Alors je descendrai nu-pieds en pyjama
Et sans que l′on me voie je suivrai le convoi
Ma rue s'enfoncerait en un noir souterrain
D'où l′on ne ressort pas et qui ne mène à rien
Deux ou trois jours après vous n′iriez m'en faire part
Ce dimanche serait le jour de mon départ
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