Spleen Songtext
von Penelope
Spleen Songtext
Quand le ciel lourd pèse comme un couvert
Se laisse pris en proie aux ennuis
De l′horizon embrassant tout le cerf
Ne verse un jour plus triste que les nuits
La terre changée en un trou humide
L'espérance comme une chauve-souris
Longent les murs de son aile timide
Se cogne la tête au plafond pourri
Quand la pluie étale ses traînées
D′une vaste prison imitent les barreaux
Un peuple muet d'araignées
Tend ses filets au fond de mon cerveau
Déclenche tout à coup, saute avec furie
Lance vers le ciel un affreux hurlement
Et des esprits errants sans patrie
Se mettent à geindre opiniâtrement
Tout au fond de mon âme
J'ai plus de souvenirs que si j′avais mille ans
Et l′angoisse me pourchasse
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir
Ange sans déconnez-vous les fiebres
Qui le long des murs de l'hospice plaparent
Comme des exilés s′en vont de pied traînard
Cherchant le soleil et rebuant des lèvres
Ange de gaieté connaissez-vous l'angoisse
La honte, les sanglots et les ennuis
Les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu′on froisse
Tout au fond de mon âme
J'ai plus de souvenirs que si j′avais mille ans
Et l'angoisse me pourchasse
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir
Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde
Où je puisse étaler mes vieux sauts
Dormir dans l′oubli comme un bretin dans l′onde
J'ai les testaments et les tombeaux
Plutôt que d′implorer une larme du monde
J'aimerais mieux éviter les corbeaux
À venir saigner ma carcasse immonde
Se laisse pris en proie aux ennuis
De l′horizon embrassant tout le cerf
Ne verse un jour plus triste que les nuits
La terre changée en un trou humide
L'espérance comme une chauve-souris
Longent les murs de son aile timide
Se cogne la tête au plafond pourri
Quand la pluie étale ses traînées
D′une vaste prison imitent les barreaux
Un peuple muet d'araignées
Tend ses filets au fond de mon cerveau
Déclenche tout à coup, saute avec furie
Lance vers le ciel un affreux hurlement
Et des esprits errants sans patrie
Se mettent à geindre opiniâtrement
Tout au fond de mon âme
J'ai plus de souvenirs que si j′avais mille ans
Et l′angoisse me pourchasse
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir
Ange sans déconnez-vous les fiebres
Qui le long des murs de l'hospice plaparent
Comme des exilés s′en vont de pied traînard
Cherchant le soleil et rebuant des lèvres
Ange de gaieté connaissez-vous l'angoisse
La honte, les sanglots et les ennuis
Les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu′on froisse
Tout au fond de mon âme
J'ai plus de souvenirs que si j′avais mille ans
Et l'angoisse me pourchasse
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir
Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde
Où je puisse étaler mes vieux sauts
Dormir dans l′oubli comme un bretin dans l′onde
J'ai les testaments et les tombeaux
Plutôt que d′implorer une larme du monde
J'aimerais mieux éviter les corbeaux
À venir saigner ma carcasse immonde
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